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27.02.2006
A l'école à Bagdad
K. est élève dans une école de Bagdad. Elle est en dernière année et va passer son baccalauréat au mois de Juin.
Le baccalauréat a une importance extrème car le résultat final détermine dans quelle université il est possible d'être admis.
K. veut devenir ingénieur, et pour celà, elle doit travailler dur. Seul hic, c'est que le niveau à l'école ne suit pas. Les professeurs enseignent le moins possible, et enseignent des choses inappropriées aux examens de fin d'année. Leur but est en fait d'avoir l'occasion de donner des leçons particulières aux étudiants qui veulent réussir leur baccalauréat brillement.
La vie d'étudiante de K. est donc une vie de 'reine': chauffeur privé qui l'emmène à l'école et la ramène chez elle le soir, 7 professeurs particuliers pour lui enseigner les 7 matières du baccalauréat.
C'est son grand frère qui supporte les frais et qui s'impatiente à la voir regarder star académy toute la journée.
13:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.02.2006
Cycle de violence
Un nouveau cycle de violence est enclenché en Irak.
Pour la seule journée de mercredi, 47 mosquées sunnites ont subi des explosions à travers l'Irak.
J'essaie de comprendre la situation en posant des questions à un amiqui me relate ce qu'il se passe dans son quartier.
Il habite au nord de Baghdad, dans un des quartiers les plus en sécurité, à savoir, il n'y a eu que 2 attentas autour de chez lui depuis 2003. L'insécurité reste bien sur présente sous forme de vols à main armée et kidnapping.
Mercredi, c'est larmée du mahdi, ou l'armée de Sadr qui a débarqué dans son quartier suite à l'attaque de Samarra. Ils ont installé des checkpoints en bouclant les rues et abattent à leur volonté quelques passants dont les têtes ne leur reviennent pas.
C'est l'armée du mahdi qui prévient que des explosifs ont été placés dans la mosquée sunnite du coin. Ils font sortir tout le monde, et pour empêcher l'explosion, attaquent la mosquée à coups de bazouka. Le résultat est le même, la mosquée est en sale état. L'armée du mahdi restera la journée entière à contrôler le quartier avant de se replier chez eux. Pendant ce temps, 3 mosquées dans le même périmètre seront bousillées de la même façon.
La police irakienne? Ils n'ont pas leur mot à dire. Ou pire, ils sont de main avec l'armée de Sadr et lui laissent la place pour quelques heures.
Les américains? Ils ne semblent jamais être là quand il faut. Mercredi, ils n'étaient nulle part où être vus à Bagdad.
Début de guerre civile? Mon ami reste silencieux sur le sujet. Ce n'est pas quelques morts ou quelques attentats supplémentaires qui vont changer dramatiquement sa vie.
Feras l'avocat, s'en retourne demain à Bagdad. Son neveu lui a demandé de lui ramener 4 choses de Amman: une voiture, un magasin, une maison et un tank!
17:38 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.02.2006
Mosquées sous attaque
Tot ce matin, le dôme doré de Samarra est tombé.
2 bombes ont explosé, faisant s'écrouler la coupole vieille de 100 ans.
La réponse des Chiites n'a pas tardé à se faire entendre. Alors que je travaillais avec mes collègues sur le chat, ils me relatent les évênements se passant de leur côté. Des explosions et tirs se font entendre, ils apprenent quelques minutes plus tard que la mosquée sunnite situé 3 rues plus loin a été attaquée. D'autres explosions se font entendre régulièrement, s'agit t-il d'autres attaques sur d'autres mosquées ? Ils n'en savent encore rien.
Mon manager irakien a qualifié cet acte de plus grave incident depuis la chute du régime entre Sunnites et Chiites. Quel effet celà va t-il avoir sur la situation actuelle, l'avenir proche va nous le démontrer.
13:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.02.2006
Feras, l'avocat
Feras est le coordinateur terrain de mon dernier projet en date. Avocat de formation, il est le manager de l'entité prodiguant des conseils légaux au sein de mon organisation.
Il est arrivé il y a deux jours à Amman pour pouvoir travailler ensemble sur l'évaluation de notre projet.
Feras a donc étudié le droit à l'université à Bagdad. Rapidement, il fait face à la réalité: il ne veut pas prendre part à ce système corrompu sous le régime de Saddam, où il suffit d'offrir quelques cadeaux ou une petite liasse de billets verts pour avoir les faveurs du juge. Que devient la valeur de la loi?
Feras se jure de ne jamais travailler en tant qu'avocat et rapidement prend en location la gérance d'un petit restaurant au sein d'un campus.
Jusqu'au jour où Feras entend parler d'une organisation humanitaire qui recherche un avocat. Il tente et cette experience, en ses propres termes, va changer sa vie. Il obtient l'opportunité de parfaire son éducation dans le domaine des droits de l'homme en passant 3 mois à l'université de Nottingham en Angleterre. C'est la première fois de sa vie qu'il quitte son pays pour découvrir une culture réellement différente. Il comprend l'importance des droits de l'homme, la signification de la démocratie et son état d'esprit se trouve changé.
Aujourd'hui, Feras est manager d'un centre fournissant de l'aide et de l'information juridique aux populations vulnérables, réfugiés et déplacés. Il les assiste, avec l'aide de son équipe, à faire des documents légaux, lancer des procédures juridiques, à obtenir leurs droits.
Ce qui le rend heureux c'est de voir ses bénéficiaires le remercier d'un sourire, d'une embrassade ou d'une larme pour son aide précieuse et bénévole.
Feras, sunnite d'origine, a appris à intégrer la liberté d'opinion et à respecter les différences. Pour preuve, il a épousé une jeune femme chiite.
20:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.02.2006
Présentation tardive
J'avais fait il n'y a pas si longtemps une récapitulation ou plutôt un update de la nature de mes activités en Jordanie mais que j'ai du supprimer pour raisons de sécurité. (Dixit le boss irakien).
Je suis donc installée depuis plus d'un an en Jordanie pour activités humanitaires. Je suis tombée dans la marmite et j'ai suivi les pas de mon ainé au Moyent Orient. Ayant débuté comme volontaire pour une association de femmes jordanienne, j'ai finalement intégré une organisation internationale pour travailler sur le sujet bouillant du moment: l'Irak. A l'heure de l'écriture de la nouvelle Constitution, mon projet visait à rassembler plusieurs organisations de femmes du Moyen Orient afin de produire une série de recommendations sur les droits de la femme, visant à influencer le gouvernement irakien.
Récemment, j'ai rejoint l'équipe d'une jeune organisation irakienne qui a diverses activités: Assistance d'urgence aux déplacés et réfugiés, assistance légaleà cette même population, éducation aux droits de l'homme et à la démocratie, résolution de conflits entre les minorités.
Je suis moi même installée à Amman pour raisons de sécurité, tandis que toute mon équipe se trouve à Bagdad. Je suis ainsi partagée entre 2 mondes, ma vie en Jordanie, et les histoires relatées par mes collègues irakiens qui passent fréquemment à Amman.
Je tâcherai dans mes prochaines de notes de vous raconter plus en détail la nature de mon travail.
23:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.02.2006
Jabal Qussour
Azzedin, notre nouvel employé chauffeur, nous a invité chez lui pour le déjeuner.
But de l'opération: Nous faire nous sentir mieux dans notre environnement. Il faut dire qu'il a eu l'air un peu éberlué par mes récits de mon security training. "Vous vous sentez si en danger que ca ici ?". J'ai beau lui expliquer que ce training est plutôt destiné pour les gens travaillant sur le terrain en Irak, il a quand même l'air sceptique vis à vis des discours de ma collègue qui est un peu stressée quant aux derniers évênements se déroulant au Moyen Orient.
Azzedin veut ainsi nous emmener rencontrer sa famille, nous monter qu'il sont des gens normaux et non pas des terroistes. Sa remarque me fait sourire et nous acceptons l'invitation avec joie.
Azzedin habite Jabal Qussour, une colline un peu éloignée du centre ville, un quartier pauvre d'Amman. Nous montons les 150 escaliers pour se faufiler dans une ruelle où des enfants jouent en savates puis passons une petite porte pour rentrer chez lui.
Sa femme et ses 5 enfants nous attendent avec impatience pour partager leur plat de Mansaf avec nous. Les enfants sont fascinés et ne nous décollent pas d'une semelle, tandis que la grande famille au complet (cousins, belles soeurs, neveux, etc) défilent pour apercevoir les étrangères.
Une famille simple mais qui me démontre encore une fois la belle générosité des peuples du Moyen Orient.
00:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.02.2006
Security Training
Ce training tombe à pique. Trois jours en compagnie de Tina et Terry qui sont venus former des membres d'ONGs irakiennes et palestiniennes et internationales. Ce sont deux ex-policiers américains, qui ont travaillé pour la cellule anti-crime, suivi la FBI Police Academy et qui se sont consacrés à la sécurité du travail humanitaire depuis les dix dernières années. Ils ont visité pas loin de 40 pays pour intervenir en cas de crise et prodiguer leurs conseils. Bref, il s'agit d'experts.
Le but essentiel de ce training est de nous montrer qu'il faut être "aware". Aware de ce qu'il peut se passer, et aware de notre comportement dans ces cas là. Si nous ne sommes pas préparés, si nous n'avons pas réfléchi à comment aborder des situations de crises, comment peut on réagir face à une situation d'urgence qui nous met dans un état où notre esprit ne fonctionne pas raisonnablement. Le but est de nous faire réfléchir aux précautions à prendre avant qu'il ne soit trop tard.
Plusieurs thèmes sont abordés, la sécurité personelle, les évacuations d'urgence, les prises d'otages, les check-points, les explosifs et mines anti-personelles. Il s'agit souvent de bon sens, mais est-on réellement capable de faire preuve de bon sens en situaition de crise si nous n'y sommes pas préparés avant ?
Quelques exercices en situation réelle sont organisés. Un faux check-point est organisé dans un des parkings situé sous l'hôtel. Pour la réalisation de cette mise en situation, il a fallu obtenir une autorisation du gouvernement jordanien puisque les parkings sont fermés à triple tours depuis les attentats. Nous sommes employés d'une ONG américaine transportant des médicaments et passons un check-point: les soldats nous menacent, nous enlèvent un des notres, veulent nous prendre nos médicaments... à nous de réagir de façon appropriée.
Je vais mettre un point d'honneur à organiser une session pour notre équipe à Bagdad, il est essentiel que chacun puisse réfléchir sur ces points et adopter une attitude security-aware, si ils ne l'ont pas déjà.
15:13 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.02.2006
L'échappé d'Irak
En décembre 2002, Mohamad vient d'être diplomé d'un master d'une Université de Bagdad en médecine. Son professeur ne veut pas l'admettre en PhD à moins qu'il s'inscrive au parti Baath. Mohamad n'en a pas la moindre intention et ne peut pas non plus changer d'université pour continuer ses études.
Pour avoir l'autorisation de sortir d'Irak, il présente un faux certificat de mariage et prétend avoir l'intention d'aller se marier en Jordanie. Il a la chance de ne pas avoir à payer la garantie qui se monte à 3.500$, moyen utilisé par le gouvernment pour assurer le retour de ses sujets. Il se rend ainsi en Jordanie sans avoir l'intention de retourner de si tôt en Irak. Seul hic, en Jordanie, il na évidemment pas l'autorisation de travailler, puisqu'il serait immédiatement dénoncé par le gouvernement jordanien qui le renverrait en Irak illico.
Il travaillera de façon illégale pendant 2 mois à Amman, jusqu'à ce que la guerre éclate.
Aujourd'hui, il a eu l'opportunté de s'être rendu au Japon pour y donner des conférences sur le système médical irakien et sa régression lors de la période des sanctions et vient de se voir offrir une bourse par le gouvernment japonais pour suivre un PhD à Tokyo.
23:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2006
Tempête de sable et de neige
Depuis hier soir, un vent de tempête souffle sur Amman.
Obligée de sortir de la maison pour me rendre à un anniversaire, je suis surprise de trouver une couche de poussière recouvrant toutes les voitures. Les détritus volent dans les rues, la ville la plus propore du Moyen Orient se transforme en poubelle géante.
Ceçi ne m'empêche pas de profiter de la soirée pour les filles où l'on mange et où l'on danse. Je montre mes talents de danse du ventre aux irakiennes qui sont rassemblées là.
Ce matin en me réveillant, je trouve une couche de neige dans les rues. Du haut de ma colline, j'apercois Amman et son manteau blanc. Ca va etre une journée bien calme puisque personne ne va travailler aujourd'hui. Ils l'ont annoncé aux informations à la télé ce matin, les écoles et les agences gouvernementales sont fermées.
Vous n'aurez pas de photo d'Amman sous la neige, mon appareil photo est cassé!
10:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2006
Hausse de la sécurité
Les caricatures du journal danois du prophète font couler beaucoup d'encre et provoquent des mouvements de foules au Moyent Orient.
La Jordanie sembe calme, comme d'habitude. J'ai entendu des annonces de manifestations dans le centre ville, mais il n'y a pas du avoir de graves débordements. Néanmmoins, les échos à droite à gauche me mettent la puce à l'oreille et me prodiguent de prendre des précautions et de hausser les mesures de sécurité.
C'est évidemment mon manager de Bagdad qui m'explique les premières mesures à prendre. Il faut considérer tout étranger comme un ennemi potentiel. Un inconnu, un chauffeur de taxi, un employé de magasin un peu curieux, il faut faire attention. Faire attention où on va, comment on y va, et ce qu'on raconte. La moindre erreur, le moindre indice semé dans la conversation peut faire basculer la situation. "Si je suis toujours en vie à Bagdad, c'est que je fais attention à chaque minute à qui je parle et à ce que je dis". C'est une vigilence poussée à l'extrême qui assure la sécurité. Les choses n'arrivent pas par hasard.
Sortir mais par n'importe où. Se promener dans la rue mais semer le doute sur notre origine. Ne pas montrer que des étrangers habitent dans cet immeuble là, sortir dans la rue incognito, ne pas montrer au taxi l'endroit exact de notre habitation. Ce ne sont pas vraiment des mesures encombrantes, c'est un mode de vie à intégrer.
Pour simplifier tout celà, nous avons un nouvel employé. Homme à tout faire, il va surtout être notre chauffeur. Une occasion supplémentaire de parler arabe!
11:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.02.2006
L'avant guerre à Bagdad
K. est un médecin irakien de 28 ans à la fin de l'année 2002. Son contrat de travail avec un hopital de Bagdad où il travaille au service d'urgence va prendre fin au 31 decembre.
Son problème: Il n'a jamais rempli ses obligations militaires qu'il a réussi à repousser jusqu'à présent grâce à ses études et ses contrats de travail. Et le mois de Janvier 2003 n'est pas le moment propice pour s'engager dans l'armée alors que le vent de la guerre souffle sur l'Irak.
Son unique solution est de s'enfermer chez lui jusqu'à l'éclatement de la guerre. Sortir en étant en état militaire irrégulier pourrait lui couter la vie si il se fait interroger par la police ou l'armée. Les déserteurs sont fusillés sur le champ. Et les checkpoints placés aux quatres coins de la ville, empêchent tout déplacement libre et sont un lieu stratégique où les jeunes se font vérifier.
K. ne mettra pas le nez hors de chez lui pendant 3 mois, jusqu'en Mars, lorsqu'éclate enfin la guerre. "Je l'ai maudite la France, à essayer d'empêcher l'intervention américaine!".
A la fin de la guerre, K. se fait engager dans un des principaux hopitaux de Bagdad. Suite au chaos qui reigne dans cet état sans loi, l'hôpital est largement pillé et les employés quittent leur poste. Il ne restera bientot plus que 15 médecins et 3 infirmières pour gérer un hopital entier. Les cas militaires sont prioritaires et les autres sont oubliés. De toute façon, le matériel manque malgré l'aide apporté par l'aide américaine. Le travail est dur, par manque d'eau et d'électricité. "Tous les médecins étaient couverts de sang des pieds à la tête car nous n'avions pas d'eau pour nous laver". Ce sont les médecins eux mêmes qui protègent l'hopital face aux pilleurs. Un des médecins sera tué.
L'installation d'un bataillon américain dans l'enceinte de l'hopital calme la situation. Les quelques soldats installés là se lient d'amitié avec les quelques médecins qui travaillent là. Les soldats offrent leur aide pour réparer les divers équipements de l'hôpital tandis que les médecins sortent de leurs tiroirs quelques drogues pour les jeunes soldats. Des droles de scènes sont observées, des armes oubliées sur une chaise, un soldat emmené en bloc de réanimation ..
17:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.02.2006
Un soir au bord de la Mer Morte
Le mois de Janvier est un mois de gruyère en Jordanie. Entre les fêtes de l'Aid, l'anniversaire du roi et la nouvelle année islamique, les jours de repos se suivent mais ne se ressemblent pas.
Lundi dernier, pour les 42 ans du Roi Abdullah, j'ai pris la voiture de mes amis pour se rendre à Hammamat Ma'in, lieu des cascades d'eau chaude. Pour ne pas ré-itérer les expériences de l'année dernière, l'attirail entier est prévu: Pantalon et tshirt pour se plonger sous l'eau. Bien m'en a pris puisque les familles jordaniennes sont au rendez vous. Bain rapide avant que le soleil disparaisse de la profonde vallée.
Nous decidons de nous rendre alors au bord de la mer morte pour notre déjeuner tardif. On s'installe tant bien que mal sur les rochers aux bords l'eau, sortons le pain et le labneh avant de préparer le narguilé. La nuit tombe doucement, les étoiles apparaissent, le calme est réparateur et on regarde les phares des voitures israéliennes filer sur l'autre côté de la rive.
Quand, soudain apparaissent trois gaillards. Levez vous, qui êtes vous, que faites vous là? Nous sommes de la sécurité, sortez vos passports! Nous expliquons que nous sommes venus tranquillement déjeuner et que nous ne faisons pas grand chose de mal. Malheureusement, nous apprenons qu'il est interdit de venir près de l'eau après 4h de l'après midi car les équipes de surveillance ne peuvent plus nous voir. Quel est le danger? Le garde s'empêtre dans l'explications des israéliens, des gens qui pourraient venir nous tuer, ou du problème de la noyade. Des explications en détail sur nos occupations sont demandées. J'ai le temps de donner un grand coup de coude à mon voisin qui explique en arabe que je travaille pour une organisation irakienne, ce n'est pas le moment de se mettre encore plus dans le pétrin! Le garde est étonné de me voir parler arabe, oui monsieur je suis en Jordanie pour étudier l'arabe!
L'affaire se termine bien. Les gardes s'amusent à nous faire croire qu'ils vont emmener les deux garçons et les garder en prison et que nous les filles nous pouvons rentrer comme nous pouvons à Amman. Allez, rentrez à Amman pour cette fois, mais attention dorénavant!
Nous filons rapidement et reprenons la route qui nous emmène à Amman en silence.
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