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29.06.2006
Histoire d'un journaliste
La semaine dernière, je recois un coup de fil d'une collègue qui travaille pour une agence UN. Italienne, elle a un ami journaliste qui fait un documentaire sur les Palestiniens vivant en Irak et sachant que je travaille sur ce sujet en ce moment, elle me demande si je peux rencontrer le journaliste.
Pourquoi pas, mais que veut il exactement? si il veut s'informer sur l'historique des Palestiniens en Irak afin de mieux comprendre la situation d'aujourd'hui, cela ne me pose pas de problèmes et je serai ravie de lui donner quelques tuyaux. En revanche, si il veut m'interviewer sur la situation actuelle des Palestiniens et avoir mon opinion sur le sujet, cela va être plus délicat pour moi et surtout pour mon ONG qui travaille directement sur le terrain. Sachant que les Palestiniens sont un sujet sensible en Irak, il vaut mieux faire attention à qui l'on parle et comment on en parle.
Double vérification, le journaliste en question veut de l'information générale sur la communauté palestinienne. Je prends donc rendez vous avec lui pour pouvoir discuter tranquillement.
J'arrive à son hotel, et de suite, le journaliste m'entraine: il faut qu'on trouve un coin tranquille car je veux te filmer, et je ne veux pas sortir la caméra devant tout le monde. Quoi, caméra, pour quoi faire? Ah oui au fait je travaille pour la télévision donc il me faut des images. Interview, hein? pour passer à la télé? c'est quoi cette histoire? Je me laisse finalement convaincre, après tout, si je n'aime pasl'entretien, je pourrai toujours demander à ne pas figurer dans le documentaire.
Mais je suis tout de même pleine d'éloges pour ce journaliste qui a l'air de s'intéresser à un sujet autre que les terroristes et autres personnes qui se font exploser en Irak. Malheureusement, malgré mes énormes espoirs, j’oublie qu’un journaliste éthique n'existe pas, qu’ils sont tous la pour chercher des gros titres et raconter des histoires qui font vendre. Et bien vite, je m’aperçois que celui que j’ai sous le nez est né du même moule.Est il vrai que les Palestiniens sont pris pour cible en Irak ? Oui ils sont effectivement pris pour cibles, victimes d’attaques, de terreur, de discriminations, de meurtres, d’arrestations, etc… mais au même titre que d’autres communautés en Irak. As-tu des histoires de violence, d’attaques perpétrées sur des Palestiniens? Non pas vraiment, dans mon travail je m’intéresse surtout à comprendre les causes sources de ces problèmes qui se caractérisent ensuite par des violences, mais je ne collecte pas les histoires racontées par les Palestiniens. Par qui sont conduites ces violences ? des groups d’insurgés ? j’ai entendu dire que c’est essentiellement les groupes chiites à la base de tout ca… Et bien mon grand, c’est sur que je vais te dire la devant ta caméra que les chiites sont à la base des malheurs des Palestiniens. Non mais il est malade ! devant la télé alors que je travaille directement en Irak !
Finalement, je me suis pas mal débrouillée dans cet entretien crapuleux. Je ne lui ai certainement pas donné beaucoup d’éléments vendeurs et je sus garder ma langue sur des éléments sensibles. Quoique, j’ai fait un peu une gaffe au milieu et du coup, je lui ai formellement interdit de nommer le nom de mon ONG. Pas simple les relations publiques !
Pour ceux qui ont accès au satellite italien, je vous donnerai l’heure et la date de mon passage sur RAI news 24… histoire de voir ma trombine à la télé !
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26.06.2006
Little Iraqi in Amman
Voila mon texte pour le livre décrit dans une note précédente... mon anglais est lourd, j'aurais mieux fait en arabe! mais l'éditrice ne parle pas l'arabe alors que voulez vous...
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Jebel Webdeh is historically the favoured area in Amman of artists and foreigners.The Paris Circle is the busy centre point of Jebel Webdeh, gathering few French shops or centres that have been established nearby: the French café, the French cultural centre, and the headquarters of a French NGO. One wouldn’t be surprised of seeing gatherings of French expatriates around the Circle during hot summer evenings.
But the Paris Circle seems to attract another community: the Iraqis established in Jordan. As soon as the weather enables outdoor gatherings, Iraqi families living in Jebel Webdeh like to meet their compatriots around the typically Parisian fountain of the Circle. Women and children sit around the benches of the square, while male teenagers listen to music in their cars on one side of the circle. Men are standing among themselves at another side of the circle. The meeting point of the 3 groups seems to be the trolley of the seller of corn.
Few Iraqis were present in Jordan before 2003, escaping the totalitarian Regime of Saddam Hussein. Illegally staying in the country for most of them, the Jordanian policy implied to close its eyes in front of these Iraqi newcomers, not in favour of chasing them back to their homeland but respecting the economic ties the Hashemite Kingdom had bound with Iraq.
2003 saw a flood of the richest Iraqi families entering Jordan, escaping the military operations announcing the war in Iraq. An excellent financial opportunity for Jordan which welcomed these powerful families and their economic capacities: residency permits were offered to Iraqis in return of a deposit of 100.000USD$ in a bank account. Unfortunately, the Iraqis whom did not own such enormous amount of money were refused residency. Holding 3 months visas, they had the choice of leaving and entering Jordan again on a regular basis, or to pay the daily fine of 1.5 Jordanian Dinars for being in the country without visa.
After 2003, as the situation is regularly worsening in Iraq, the immigration of Iraqis to Jordan slowly but surely continued. In 2006, the number of Iraqis settled in Jordan is estimated to have reached 1 million persons. (The total population of Jordan is 5 millions).
Iraqis who do not possess residency permits to live in Jordan are not allowed to work in the country. Temporary solutions are found as links of family or friendships play a great role in offering job or salary opportunities. But some families who do not have tight links with other Iraqis in Jordan have been without work for the last couple of years. A great number of Iraqi families live below the poverty line, only supported by some non governmental organizations, while others depend on the support given by other family members that have succeeded in settling abroad.
Jordanians were relatively welcoming towards this flow of Iraqis invading the Hashemite Kingdom, understanding the critical situation and fearing the ever increasing level of violence in Iraq. This peaceful relationship saw a turning point in November 2005, after the bombings of 3 hotels in Amman, attacks proven to be perpetrated by Iraqi citizens. A wave of resentment and discrimination towards Iraqi visitors carried by the Jordanian Authorities and Jordanian individuals was witnessed: difficulty of entry at the borders with long interviews and grant of visa of a short limited period of time, systematic check and search of Iraqis at checkpoints or in the street, landlords openly refusing to rent flats to Iraqi nationals, taxi drivers turning down Iraqi passengers, insults and jokes directed to Iraqis, Iraqi cars being damaged, etc..
At the same time of the increasing entrance of Iraqis into Jordan after 2003, the Hashemite Kingdom went through an economic boom. The general cost of life largely increased especially as the price of rents and fuel rocketed. The root cause of this fact was attributed to the Iraqis, bringing their fortunes and fuelling the Jordanian economy. Stories of Iraqis paying flats in cash and offering larger sums of money than initially asked by landlords to own flats, houses and buildings, were largely spread.
In reality, it is estimated that Iraqis would have contributed of only 5% to the economic boom. Other foreign companies, from Lebanon and Saudi Arabia, made large investments in the construction sector, initiating large building projects in Amman and Aqaba.
Nowadays, Mecca Mall, the biggest shopping centre in Amman, is one large Iraqi house. Walk in there with an Iraqi friend, and you will be stopped every 5 steps: members of the extended family, neighbours, college friends, colleagues, acquaintances… it seems that half of Baghdad is daily invading Mecca Mall for shopping.
Iraqis do enjoy staying in Amman, leaving a normal life again, shopping during the day, visiting friends or going out to cafes at night. But do they truly enjoy it deeply in their heart? The red sky of Baghdad will always be calling them back.
14:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.06.2006
Un américain à Amman
La semaine dernière, Dina, mon amie irakienne, est revenue à Amman. Pour ceux qui n'auraient pas suivi les épisodes précédents, Dina travaillait avec moi l'année dernière, pour MPDL. Nous étions alors inséparables, et elle est partie passer 8 mois au Soudan, en mission pour MSF.
Dina n'est pas revenue seule. Elle a rencontré lors de son séjour au Soudan, un jeune américain qui l'a demandé en mariage. Il est donc venu la rejoindre en Jordanie, pour se décider sur la grande décision.
Avant hier, nous sommes donc sortis tous ensembles, afin que je fasse sa connaissance. On marche, on marche, dans les rues, en faisant connaissance et en rattrapant le temps perdu.
Une chose me frappe pourtant, c'est la réaction des gens que l'on croise sur notre chemin. Ils sont intarrissables de welcome, de salutations, de courts échanges, de how are you. Est ce l'effet américain? Certes, en tant qu'étranger, nous recevons toujours une certaine attention. Mais je n'avais encore jamais vu une fourgon entier de militaires jordaniens agiter leurs armes en l'air en hurlant des salutations!!!
J'ai toujours été étonnée par cette double haine et fascination quant aux Etats Unis. Ces auteurs de troubles voulant instaurer leur façon de penser à travers le monde ne mérite aucun respect, pourtant chacun rêve d'avoir l'occasion un jour d'obtenir un visa pour mettre un pied sur le sol américain. Un amour bi-polaire qui déchaîne tant de passions!
17:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2006
Ecriture et Livre(s)
Une amie allemande m'a contactée à propos de son projet littéraire. Elle est en effet éditrice de livres et fait un stage dans une société jordanienne qui produit un guide touristique de la Jordanie. Elle est chargée de compiler textes et photos sur les sites touristiques autour de la Jordanie.
Elle a lancé sa propre initiative, écrire son guide à elle de la Jordanie et de la culture jordanienne. Enfin elle a trouvé une idée plutôt marrante, faire travailler les autres en leur demandant d'écrire leur propre vision de la Jordanie et de la culture à travers des textes et anecdotes. Le sujet est libre ou spécifié, au choix, et chacun se doit d'utiliser son style et de parler d'un domaine propre de la société: culturel, historique, financier, économique, politique, etc.. Les articles seront groupés en 29 chapitres, selon les 29 lettres de l'alphabet arabe.
J'ai choisi mon sujet et je suis un peu en retard, ce sera: Little Iraq in Jordan. Expliquer comment des petits ilôts irakiens se créent en Jordanie, le statut de ces irakiens qui arrivent avec un visa d'une durée d'un mois maximum, qui n'ont pas le droit de travailler puisqu'ils ne possèdent pas de permis de résidence, qui sont mal acceptés depuis les attentats du mois de novembre, sur le compte desquels on met tous les malheurs de la Jordanie, y compris le boom économique du pays accompagné d'une hausse fulgurante des prix!
A quand un projet similaire pour l'Irak. Une lettre de l'alphabet pour raconter l'Irak, en y faisant participer les expats ayant travaillé en Irak.
A: Abu Ghraib ou Attentas; B: Baghdad, ville de lumières; C: Coalition Provisional Authority ou Conflit Sectaire ou Chiites ; K: Kurdistan; I: Insurgés ou Iran; S: Saddam ou Sunnites ou Sistani; R: Réfugiés; Z: Zarkawi
On pourrait même avoir 2 livres sur l'Irak: un mainstream pour le gand public, un autre plus privé, décrivant la vie des irakiens au jour le jour. Ou un livre s'ouvrant des deux côtés.
A: Armes; E: Electricité ou examens d'école; F: Forces spéciales irakiennes; G: Générateur; K: Kidnappings; I: IDP (Internally Displaced Persons); P: Produits Iraniens: S: station service; R: route de l'aéroport; T: téléphone portable
19:38 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.06.2006
La coupe du monde de foot
Ou que l'on soit, on n'echappe jamais a la coupe du monde.
Il y a un peu plus de 15 jours, je realisais par le biais d'internet que la fameuse world cup de football allait bientot etre lancee. Bizarre, ce n'etait pas encore arrive jusqu'a mes oreilles, le monde arabe ne s'en occupe peut etre pas beaucoup?
C'etait une conclusion bien hative. Le jour J, les cafes et restaurants se sont decores de banderoles annoncant la retransmission de l'evenement. Les cafes se remplissent, les jeunes portent le maillot de leur equipe preferee, et tout homme qui se repecte est au courant des resultats des matchs en cours.
Me voici donc installee au cafe du coin pour le premier match de l'allemagne. Certes, la foule n'est pas immense, mais l'ambiance est la, des cris et des soupirs sont pousses aux moments critiques du jeu.
La coupe du monde est une bonne affaire financiere. Les cafes n'hesitent pas a ajouter quleques dinars a la note pour payer la location d'une large television ou pour simplement avoir le droit de s'asseoir aux tables situees devant l'ecran.
La coupe du monde peut etre une occasion decevante pour les particuliers. Une seule chaine arabe a gagne le droit de diffuser les matchs, une chaine sur le sattelite. C'est ainsi que j'ai observe des jeunes installer leur television dans leur jardin, attrapant une cable sattelite de l'immeuble situe a 10 metres de l'autre cote du terrain vague. Tous les soirs ils sont au rendez vous, assis dehors, narguile a la main et soupirant comme les autres devant leur ecran de television.
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01.06.2006
L'accord de paix de Bagdad
Une conférence était organisée aujourd'hui à Amman sur le thème de résolution de conflits en Iraq. Des membres du parlement irakien, des UN et d'organisations humanitaires étaient présentes pour discuter de recommendations faites sur les moyens d'apaiser le conflit en Irak.
Une initative intéressante a été présentée qui est va être lancée par les UN: l'accord de paix de Bagdad. Un comité, composé de représentants politiques, religieux et humanitaires va se réunir pour écrire le traité de paix. L'initative va être relayée par des comités locaux de Bagdad qui auront la charge d'appliquer l'accord au niveau local.
L'accord a pour but de faire état de la violence au niveau local et de faire adopter des mesures pour réduire la violence par la police irakienne, les forces de sécurité, les représentants politiques, les chefs de communautés et tout autre personne d'influence. Petit à petit, la paix devrait être promue et la violence réduite de façon conséquence.
A terme, l'accord de paix devrait être étendu à travers les autres régions d'Irak pour stabiliser ler pays.
Grande initiative de paix à laquelle les ONGs sont bien sur invitées à participer, ca promet du travail intéressant.
En attendant, je ne démords pas de mon idée actuelle: organiser une campagne de promotion de la paix et de la non violence dans les écoles à travers des activités ludiques afin d'intégrer les concepts d'acceptation et de compréhension de son prochain, d'écoute et de communication. Construire la paix avec les jeunes générations, à travers des pièces de théatre et la création de comités dans les écoles pour accroitre la participation et la responsabilité des jeunes. J'en suis à l'étude de faisabilité.. bref y'a encore du chemin à faire!
00:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









