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26.02.2007
Pétages de plombs en règle
Aree se trouve devant un grave dilemme. Alors qu'il s'est engagé pour donner un training pour une grande organisation internationale réputée, voila qu'une autre organisation le contacte pour participer à un workshop se déroulant en Allemagne. L'Allemagne, le pays de prédilection de Aree depuis qu'il y a mis les pieds pour la première fois l'année passée, essentiellement car son frère est installé la-bas et que c'est le seul et unique pays hors du Moyent Orient qu'il a vu jusqu'à présent.
Ni une ni deux, Aree est en route pour Bagdad, bravant tous les dangers, afin de déposer son passeport à l'ambassade afin d'obtenir le précieux visa.
Ni trois ni quatre, je passe coup de fil sur coup de fil et je m'énerve: Il s'est professionnellement engagé pour conduire ce training, il ne peut pas tout laisser tomber comme ca à la dernière minute. Cela va nuire à l'image de son organisation, à son image à lui et il va manquer l'occasion de prendre un premier pas vers son développement profesionnel. Partir pour l'Allemagne n'est pas vraiment responsable dans ce cas là.
Il argumente et me dit qu'il va se faire remplacer par un ami bien meilleur que lui pour donner le training.
Puis au fil des conversations, la goutte fait déborder le vase et Aree me fait un monologue.
Tu ne comprends pas dans quel état je vis, sans eau, sans éléctricité, je cours à droite à gauche pour le boulot, je rentre je sors sans ne jamais savoir si je rentrerai vivant, j'ai le cerveau qui bouillonne, des problèmes à ne pas savoir qu'en faire, ma famille, être sur de pouvoir l'aider, mon frère qui n'a pas de travail, l'autre qui me demande de l'argent, mon cousin kidnappé, et je cours sans cesse sans me poser, d'une ville à l'autre, d'une maison à une autre, passant d'aéroports en aéroports, voyageant par des routes dangereuses, ne sachant pas si j'obtiendrai un visa, si ils me laisseront entrer dans le pays, je dois surveiller le staff qui ne fait pas son boulot, trouver des solutions pour la famille, je passe de trainings en workshops sans prendre une minute d'air, des gens qui se plaignent, des gens qui pleurent, la misère et l'horreur, pourquoi je n'ai pas le droit de demander quelques jours de tranquilité, pourquoi je ne peux pas avoir une vie normale, comme mon frère en Allemagne, il ne se préoccupe de rien, il vit sa vie, il n'a pas de soucis, il a une maison et un jardin, je veux une vie comme tout le monde, je veux pouvoir m'asseoir devant la télé sans avoir le cerveau qui travaille à chaque seconde pour savoir comment résoudre tel et tel problème, j'ai besoin d'un break, j'ai besoin d'air, je ne suis pas un combattant? tu trouves que je suis faible? que je n'en fais pas assez? et les combattants ils n'ont pas le droit de prendre du repos? Tout ce que je veux c'est pouvoir rester une semaine au calme avec ma tête vide. C'est vraiment trop demander?
Je reste la bouche ouverte, sans réplique possible. Une vie normale, une vie calme comme tout le monde. Pourquoi existe t-il certains privilégiés?
Nous avons finalement trouvé un compromis. Aree va donner son training et après le training, après avoir obtenu son salaire bien mérité, si il obtient le visa, il va pouvoir partir 2 semaines en Allemagne, en vacances, auprès de son frère. Et pour une fois, il va oublier ses autres obligations et s'offrir une parenthèse de bonheur.
De mon côté, je pête un plomb avec le staff d'une autre organisation. Les projets sont finis et le staff a jeté l'éponge avant que tout soit fini proprement. Les détails finaux qui manquent et qui gachent un peu l'image globale. Je m'énerve, je désespère, mais je ne sais plus si c'est la bonne méthode. Ils ont la tête ailleurs, d'autres préoccupations, sans doute beaucoup plus terre à terre que les miennes. Que faire? Rester zen...
19:11 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.02.2007
Une japonaise à clefs
Il y a des personnes comme ca que le destin veut vous faire rencontrer à un moment ou à un autre de votre vie. S'agit il de personnes clefs de votre existence, de personnes qui sont censées vous donner quelquechose de très spécial? En tout cas, il est prouvé que des fois le destin ne fait pas toujours bien les choses.
Aisa se trouve en 2002 en Palestine, dans le camp de réfugiés d'Askar qui surplombe les hauteurs de Naplouse. Elle est cordinateur de l'International Solidarity Movement, un mouvement de non-violence qui essaie de faire face aux agressions de l'armée israélienne. J'y suis moi même à ce moment là et mon frère est en contact avec elle alors que nous prenons part à une action gérée par ISM.
En Mars 2005, Aisa se trouve à Amman, elle est dans les bureaux de la Jordanian Women's Union pour rencontrer la directrice qui lui raconte fièrement qu'une volontaire française les aide en ce moment. Je suis à ce moment là occuper à autre chose, préparant mon travail pour me pencher sur des projets en Irak.
Enfin en 2007, nous nous rencontrons enfin alors qu'Aisa est venue étudier une des organisations irakiennes pour laquelle je travaille dans le cadre de la création au Japon d'une association des amis de cette même organisation.
Vous me direz sans doute que le Moyen Orient n'est pas très grand, et vu que c'est une marmite dans laquelle on tombe dedans depuis qu'on est petit (ou grand), il est alors à peu près facile de rencontrer les gens qui développe un certain attrait pour cette région du monde.
Mais c'est quand même troublant, Aisa a un parcours assez similaire au mien. Etudes en Angleterre, voyages en Palestine, goût pour le travail sur le droit des femmes, tournage sur les questions de résolution de conflits, paix et non violence, et enfin intérêt sur la question irakienne.
Comment Aisa va donc t-elle changer ma vie? Je garde les yeux grands ouverts pour voir!
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.02.2007
Un vendredi à la mer morte
Aujourd'hui, je me suis sentie 100% jordanienne. Explication.
Départ en fin de matinée d'Amman avec une bande de copains jordaniens en direction de la mer morte pour un barbecue. Arrêt habituel au supermarché sur la route pour acheter les ingrédients. 2 heures plus tard, tout est enfin prêt, les voitures se suivent sur la route pittoresque qui descend dans la vallée du jourdain.
Le monde est là, il faut dire que la journée est belle, et on le voit par la file de voitures qui attendent de passer le check-point à l'entrée de la vallée. C'est pas grave, nous avons toute la journée, la musique arabe file à travers les fenêtres ouvertes des voitures, nous avons tout notre temps.
On atteint le terrain plat qui précède l'arrivée sur la mer morte, une longue route droite bordée d'arbres et de champs cultivés, au bord de laquelle des familles aiment bien s'arrêter pour pic-niquer. Petit rappel: les jordaniens sont friands de ce genre d'endroits, bord de route et sous les arbres, un emplacement favori et idéal. Au passage, les odeurs de viande grillée rentrent par nos fenêtres.
Soudain, l'horreur me serre le coeur: la voiture chef de notre file s'arrete ainsi, ici, au bord de la route, faisant mine de donner l'ordre d'installer le camp. !!!!!!! . Un barbecue au bord de la route! Alors que la mer est à 5 kilomètres! Mais bon, vous le savez, je suis facile à vivre, et après tout, il faut, dans la vie, avoir tout essayé. Déballage en règle, les couvertures, le barbecue, la viande.
Sortie un peu différente de d'habitude, aujourd'hui c'est en famille, couples mariés avec enfants. Les femmes, et donc moi même, s'asseyent sur les couvertures, et les hommes prennent en main le barbecue. Ca ne me déplait point comme organisation. On papote pendant que les hommes travaillent, et on mange pendant que les hommes continuent à faire griller les 6 poulets et les 3 kilos de viande achetés.
Levée de camp pour cette fois aller se mettre au bord de la mer. Enfin bord de la mer est un bien grand mot. C'est dommage, je n'ai pas de photos pour faciliter la description Le bord de la mer n'est est fait pas atteignable en tant que tel, la route se trouve à 300 mètres de la mer et pour l'atteindre, il faut descendre un terrain vague semée de cailoux et autres détritus. Petit tour au bord de la mer et remontée au bord (encore une fois) de la route sur la rampe goudronnée qui surplombe la mer.
Le spectacle en fin d'après-midi-début de soirée est étonnant. Les voitures défilent et chacun vient faire son barbecue. Familles, jeunes, enfants qui courent partout. Loueur de tables et chaises en plastiques, vendeurs de thé et café, chameaux et chevaux, tout celà avec un fond de musique criarde lancée par chaque voiture. Des photos ne rendraient pas l'ambiance.
Nous redéplions les couvertures, buvons le thé, regardons la mer, rêvons devant la Palestine, et finissons finalement par rentrer tristement et tranquillement vers Amman.
21:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2007
Irak en crise?
Les UNs le crient haut et fort depuis les 15 derniers jours, l'Irak est en état d'urgence, une opération humanitaire de grande envergure doit être organisée et déclenchée au plus vite.
22 v'la la police, les UN se réveillent deux ans plus tard. Mais comme on le dit si bien, mieux vaut tard que jamais.
Séries de meetings pour définir les besoins, qui fait quoi où, et grande réunion avec tous les grands pontes de chaque agence UN, et au passage, invitation des ONGs et autres acteurs qui peuvent contribuer en utilisant leur cerveau.
Gestion de l'information: Par le manque d'accès au terrain, on a peu d'infos crédibles, véritables, qui est mal partagée, et on ne sait pas comment dessiner les stratégies et programmes. Que peut on y faire?
Solution: C'est simple, on récole l'information, on l'analyse et on la dissémine.
Voila le travail des UNs, il fallait la présence des directeurs régionaux et l'emploi de consultants rassemblés dans un hotel 6 étoiles pour arriver à cette conclusion.
Demain, au programme, définir un système opérationnel. L'exercice va être dure.
Positivons, je remplis mon carnet de cartes de visite.
22:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.02.2007
Plan de sécurité n°46
Très médiatisé, le nouveau et xième plan de sécurité de Bush a été mis en place à Bagdad il y a quelques jours. Des soldats, des checkpoints, ca ne peut pas faire de mal.
Les quartiers les plus chauds de la capitale ont été visés en premier, afin d'essayer d'attraper les chefs et membres des milices à droite à gauche. Ce n'est pas une mince affaire puisque le gouvernment irakien lui même protège certaines milices mais sa coopération a été plus grande que prévu. Même si le premier ministre a personellement veillé à mettre en sécurité les grands chefs de la milice chiite, l'armée du Mahdi, en Iran (dont le fameux Moqtada Al Sadr), il a 'rendu' quelques autres membres gênants aux armées irakiennes et américaines.
Les forces de sécurité ont aussi commencé à procéder à des fouilles maison par maison afin de récolter quelques armes et autres engins de guerre.
Quelques jours de calme donc pendant lesquels les milices se replient, se réorganisent, pour ré-attaquer de plus belle. Deux explosions hier sur un marché.
Les irakiens semblent assez positifs concernant ce plan et bénissent l'arrivée de nouvelles troupes américaines bien équippées. Il faut dire que la police irakienne est dans un état lamentable, tous les policiers ne possèdent pas d'armes à feu pour cause de rupture de stock, comment imposer la loi de l'ordre lorsque les ennemis, les opposants au gouvernment sont armés jusqu'aux dents!
Hillary Clinton devient un ennemi public numéro un avec ses idées de retirer les troupes d'ici 90 jours.
19:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.02.2007
Un jour de Kabseh
Puisque je suis sur ma lancée, je continue dans mes lecons de cuisine. Hier, c'était le jour du Kabseh, un autre plat de viande et de riz, avec des épices différentes. Mais toujours aussi bon.
La recette pour 4 personnes:
- morceaux de viande de mouton pour 4 personnes - 4 grosses tomates - 2 gros oignons - 4 gousses d'ail - 4 clous de girofle - 1 piment - poudre de curry - curcuma - canelle en poudre - 2 feuilles de laurier - concentré de tomate - 2 hauts verres de riz Faire bronze les oignons le piment et l'ail dans de l'huile et y bronzer la viande. Recouvrir d'eau la viande et ajouter les tomates hachées. Mettre toutes les épices nommées si-dessus et laisser le tout cuire à feu vif pendant 1 heure avec sel et poivre. Rincer le riz et laisser tremper dans de l'eau chaude pendant 10/15 minutes pour qu'il devienne blanc. Lorsque la viande est cuite, passer le bouillon et en mesurer 2 verres et demi. Garder le reste du bouillon dans un bol à part, il servira de sauce pour le plat (ajouter à celui ci sel et poivre). Mélanger au premier bouillon 2 grosses cuillères de concentré de tomates et faire bouillir le tout. Verser le riz et le faire cuire (10 minutes à gros bouillon puis 15 minutes à fau très doux afin déliminer toute l'eau). Il est possible d'ajouter au riz des pignons qui ajoutent de la saveur. Servir le plat de riz avec le contenu de la passoire (les oignons et épices) et la viande par dessus et le bouillon à coté qui est délicieux à verser sur le riz.Il existe une version différente de cuisson du riz en l'ajoutant par dessus la viande dans la casserole et en y ajoutant le bouillon mélangé au concentré de tomates, toutefois, la cuisson du riz est dans ce cas la pus délicate.
19:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.02.2007
Téléphone fixe en Irak
Par hasard, j'ai appris que les téléphones fixes en Irak ne fonctionnent plus depuis 2 ans. Enfin 'plus', est un bien grand mot. Les lignes fonctionnent en fait entre 2 et 4 heures par jour, dépendemment de la quantité d'éléctricité disponible. En résumé, il est possible de passer un coup de fil avec son téléphone fixe entre 8h et 10h du matin et midi et 2h de l'après midi. Il faut ainsi ne pas rater le coche!
L'opérateur de lignes fixes n'a plus les moyens de se payer des générateurs fonctionnant jour et nuit.
La faute est principalement aux operateurs de téléphones mobiles qui emportent tous les clients et donc l'argent.
Moyennant quoi, le service est dépendant de l'élétricité nationale et des horaires des employés (à savoir si ils sont présents sur le site pour switcher les récepteurs d'éléctricité). Si l'éléctricité arrive à 11h du soir, évidemment, il n'y a personne pour la capter, ca ne sert donc à rien.
Les opérateurs de téléphones mobiles sont eux bien équippés. Chaque antenne a à son pied son propre générateur dédié. Cela doit etre un engin de taille.
Je ne peux m'empecher d'imaginer les ronronnements de Bagdad pendant la nuit. Entre les générateurs personnels, les générateurs de quartiers, les générateurs des antennes téléphoniques et autres... ca ne doit pas etre calme du tout!
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.02.2007
La société royale pour les réfugiés irakiens
Visite ce matin d'une association dont je viens d'entendre parler: la société royale pour les réfugiés irakiens en Jordanie. Cette société est soutenue par le gouvernment jordanien et est visiblement bien implantée dans la communauté irakienne. Je vais les voir pour savoir un peu ce qu'ils font, comment ils travaillent et eventuellement voir si on peut les aider, dixit un contact, ils recoivent beaucoup de fonds mais ont des problemes de gestion.
Le directeur de l'association ne me fait pas bon effet: il clame haut et fort qu'il est la première ONG fondée en Irak après la chute du régime en 2003. Tout son staff est volontaire et tout dollar reçu doit être dépensé au service des irakiens. Beau discours de base. Il refuse de travailler avec les UNs, car les UN gardent pour eux 70% des fonds de chaque contrat signé (???!!!). Les dossiers des bénéficiaires s'empilent sur le bureau du chef, aucune gestion par ordinateur n'est faite des nombreux cas gérés par l'association. Les ordinateurs sont cassés, il faudrait payer pour les réparer et puis la seule personne qui sait travailler sur ordinateur demande à recevoir un salaire, l'association a donc repoussé l'idée. Le discours me parait de plus en plus bizarre et décousu. Les activités? financer au cas par cas des opérations de cas graves suite aux opérations militaires, payer le loyer de familles pauvres réfugiées à Amman, et.. et... et... on en saura pas plus.
Bref une boite noire. Finalement, je suis bien chançeuse d'avoir du staff qui est plus ou moins familié des procédures de travail à l'européenne.
Le plus drole c'était sans doute le petit groupe de japonais qui travaillent pour une télévision japonaise et qui faisaient un reportage sur la société. Echange de numéros, ils ont promis de nous appeler. Et l'arabe parlé avec un accent japonais, c'est quelque chose!
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.02.2007
En cuisine
Avec toute cette viande, il a bien fallu que je me mette aux fourneaux pour commencer à épuiser le stock. Rien de mieux qu'avec de la viande locale, cuisine un plat local: le makloubé.
Lemakloubé est un plat traditionnel à base riz et de viande (mouton ou poulet au choix). La particularité du makloubé est la présence de légumes frits dans le riz. Il faut savoir que dans chaque pays du moyent orient, le makloube est cuisiné de façon un peu différente. J'ai appris bien sur la version irakienne (avec aubergines) mais il existe la version jordanienne ou la version palestinienne (qui est plus souvent au choux fleur).
Après maintes et maintes leçons, j'ai enfin pu cuisiner un plat de makloubé comme une grande. Vous vous en doutez, c'était un pur délice (si, si!). La preuve suit. Il faut aussi savoir que traditionnellement, le plat se mange avec les doigts...
Recette du Makloube:
Pour 4 personnes environ:
- viande de mouton ou poulet (des morceaux pour 4 personnes)
- 2 grosses tomates (coupées en rondelles un peu épaisses)
- 4 aubergines (coupées en rondelles un peu épaisses)
- 4 oignons ( coupés grossièrement)
- 1 poivron vert (coupé en rondelles)
- 1 piment
- 2 verres haut de riz
- Concentré de tomate
Faire cuire la viande dans de l'eau pendant une heure.
Pendant ce temps, faire frire à l'huile: les rondelles de tomates, de poivron, d'aubergines, le piment et les oignons (qui doivent etre u peu marrons). (pas tout en même temps, il faut faire ca délicatement, rondelle par rondelle et placer le tout sur un plat à coté)
Lorsque la viande est cuite, prendre une grande casserole: il faut bien respecter l'ordre: placer la viande au fond du plat. Puis recouvrir avec les aubergines, puis avec les oignons et piment, puis les poivrons et enfin les tomates.
Entre temps, il faut avoir lavé le riz et le mettre à tremper dans l'eau de préférence chaude pour qu'il devienne 'blanc'.
Avec l'eau de cuisson de la viande: en mesurer 2 verres hauts et demi et mélanger ceci avec 2 grosses cuillères de concentré de tomates.
Le riz non cuit est mis par dessus la casserole préparé de viande et des légumes et le mélange d'eau et concentré de tomates est versé par dessus. Laisser cuire à gros bouillons pendant 10 minutes puis à petit feu jusqu'à ce que le riz soit cuit.
Enfin, la touche finale, il faut avoir un plat bien large: la casserole est renversée dessus pour en vider le contenu et le plat est présenté à table.
D'ou la deuxième appelation du makloube: upside down. C'est prêt, régalez vous!
23:59 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.02.2007
L'offrande du mouton pour Abudi
J'en avais déjà parlé le mois dernier, mon collègue Hassan a eu un petit garçon au début de l'année. Le premier, le bienheureux, Hassan est fier comme un chameau.
Pour les naissances, il est d'usage de sacrifier un mouton. On fait couler un peu de sang pour protéger son fils. Cette coutume est très utilisée pour protéger tout nouvel achat considérable: pour une nouvelle maison, un mouton est sacrifié et un peu de sang du mouton est répandu sur la porte et le pas de la porte. Pour une nouvelle voiture, le sang du mouton est répandu sur les roues. Je ne sais pas si Abdel Hadi a eu droit à un peu de sang sur son front!
La viande est ensuite répartie entre les proches, les amis et les pauvres. Hassan est ainsi passé aujourd'hui déposer un peu de la viande du mouton fraîchement découpé: 5 kilos de mouton! Heureusement, j'ai un estomac à remplir jusqu'à la fin de la semaine.
15:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.02.2007
internet
Cela fait maintenant près d'une semaine que je ne dors plus la nuit: je me suis lancée dans une nouvelle tâche de taille, lancer un site internet pour l'une de mes organisations partenaires.
Et comme pour tout, si l'on y met le temps et l'intérêt qu'il faut, tout devient possible!
Bref je suis fière de moi, voilà donc en ligne la présentation de INSAN et de ses activitiés.
15:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.02.2007
Refuge et réfugiés
La situation se corse pour les réfugiés irakiens. Non seulement sont ils traqués par la police en Jordanie dès lors que leur visa arrive à expiration, voila maintenant que la Syrie a modifé ses régulations: jusqu'alors tout irakien pouvait résider pour 6 mois en Syrie, la durée du visa a été réduite à 2 semaines après lesquelles il peut se voir expulser.
Le sort des réfugiés irakiens semble toutefois prendre plus d'ampleurs au niveau médiatique et internationale: les Etats Unis viennent d'annoncer qu'ils feraient un effort pour accueillir des irakiens sur leur terriroire, donnant a priorité à ceux qui auraient collaboré avec eux.
Le HCR, comité UN pour les réfugiés s'époumonne à faire des appels de fonds afin d'aider les réfugiés irakiens.
Pourl'instant, le bilan reste inchangé, 50.000 irakiens continuent à fuir le pays chaque mois, cherchant refuge dans les pays frontaliers et quotidiennement, des réfugiés sont expulsés des pays refuge, renvoyés à leur destin lugubre.
11:23 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.02.2007
Un carrefour des civilisations
Carrefour, le géant supermarché français, a ouvert ses portes à Amman au début de l'année.
Autant vous dire que je sautais de joie à l'idée de ma visite, imaginant des rayons débordant de yaourts et de fromages bien de chez nous. Les jordaniens faisaient de même, carrefour est sur toutes les lèvres, une nouvelle curiosité de la capitale.
Il faut dire que le projet est ambitieux: carrefour est situé dans l'enceinte du plus grand mall d'Amman, qui viendrait accueuilleur jusqu'à 150 boutiques, des supermarchés, des banques, des cinémas.. de quoi assouvir le passe-temps favori des autochtones: zigzaguer dans les derniers endroits à la mode tout en y faisant du shopping.
Mon expérience n'a pas été fascinante, le mall n'a encore que Carrefour d'ouvert et le rayon fromage... j'y ai certes trouvé du camembert et de la mozarella mais adieu le caprice des dieux et ses copains. Du monde, des chariots, de la nourriture, ca va bientot sans doute grouiller de cafards.
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03.02.2007
Explosion suscpicion
Mercredi 18h. Alors que je suis entrain de me procurer un nouveau frigidaire, une explosion se fait entendre. Les oreilles se tendent, c'était proche, que se passe t-il? Aree qui m'accompagne n'attend pas ue minute pour me dire, c'est une voiture qui vient d'exploser. Je rigole, voyons, on est en Jordanie, les voitures ne sautent pas comme ca à 6h de l'après midi dans des quartiers autour du centre ville. Pas d'ambulances, pas de police, c'était donc un incident banal.
Le soir même une amie m'appelle: as tu entendu l'explosion cet après midi? Elle habite dans un quartier de l'autre bout de la ville et elle l'a bien entendue ainsi que d'autres personnes autour d'elle qui habitent dans d'autres quartiers. Rien aux infos, c'est étrange. Aree continue à me répéter: ca fait 3 ans que j'entends des explosions de voitures! Je sais reconnaitre le bruit! Je te jure que c'était une bombe qui a explosé. D'ailleurs, des hélicptères et des avions n'arrêtent pas de tourner autour de Amman depuis hier...
Le lendemain encore, le sujet revient sur le tapis avec d'autres personnes: explosion, pas explosion, un ami qui a des contacts avec l'intelligence aurait été interrogé, répondant, mais non mais non ce n'était rien.
Ce matin, un sms d'allemagne tombe: attention, attention aux attentats en Jordanie.
Il se trame donc quelque chose de très étrange. Je vais éviter les hotels et les grandes centres commerciaux pour quelques temps.
17:11 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note









